Menu by blog

et le quotidien devient un jeu

12 juillet 2018
de Anne-Sophie Despujols
0 Commentaires

Le diabète et le sucre en 5 questions

Le diabète et le sucre en 5 questions

  • Le diabète en gros ça fait quoi dans le corps ?

Le diabète est une maladie qui se caractérise par une mauvaise utilisation du glucose par les cellules. Le glucose s’accumule donc dans le sang : c’est l’hyperglycémie. Les glucides que l’on mange (pain, céréales, fruits, légumes…) se transforment en glucose. En temps normal, l’insuline (hormone sécrétée par le pancréas) permet au glucose de pénétrer dans les cellules. Mais :

  • Dans le diabète de type 1 : l’insuline n’est pas sécrétée donc le glucose reste dans le sang
  • Dans le diabète de type 2 : l’insuline agit mal et fatigue le pancréas qui finit par ne plus en produire du tout.

Pour en savoir plus  regardez cette courte vidéo explicative.

 

  • Quels sont les conseils indispensables pour un diabétique ?
    • Le panachage c’est-à-dire mélanger légumes et féculents à tous les repas
    • Toujours avoir un morceau de sucre ou une canette de coca (ni light ni 0%, en prendre la moitié) sur soi en cas d’hypoglycémie
    • Faire de l’activité physique
    • Faire 1 ou 2 collations dans la journée
    • Favoriser les aliments riches en fibres : produits céréaliers complets, fruits et légumes
    • A part en cas d’hypoglycémie, ne jamais consommer de produit avec du sucre ajouté

 

  • Que penser des édulcorants ?

Les édulcorants sont toutes les substances ayant la capacité de donner un goût sucré. Par abus de langage on appelle édulcorants les « faux sucres » qui n’apportent pas de calories.

Les édulcorants sont bien pour les personnes qui doivent perdre du poids, pour garder un aspect de plaisir tout en contrôlant les apports en sucre. Mais ce n’est pas utile pour le reste de la population car plus on mange du sucré, plus on en a envie. De plus, on minimise l’apport calorique et du coup on compense en mangeant plus de quantité.

 

  • Les « nouveaux sucres » sont-ils mieux que le sucre de table ?

Quand on dit « nouveaux sucres » on parle de : sirop d’érable, sirop d’agave, miel, …

Le sirop d’érable : il contient un peu d’eau donc pour une même quantité de sucre il est légèrement moins calorique.

Le sirop d’agave : il contient également de l’eau mais est majoritairement composé de fructose qui est un glucide qui favorise le stockage des graisses, il ne faut donc pas en abuser.

Le miel : il contient de l’eau et également du fructose mais aussi des molécules qui tuent les mauvaises bactéries.

 

  • Une personne atteinte de diabète doit-elle supprimer le sucre à vie ?

Non si le diabète est équilibré et que la personne sait comment adapter son traitement en fonction de la quantité de glucides.

« De toutes les passions, la seule vraiment respectable me paraît être la gourmandise ». Guy de Maupassant, Amoureux et primeurs, 1881. Conclusion : on peut être gourmand même avec le diabète !

 

Vous pouvez maintenant découvrir une semaine de recettes savoureuses, sans sucre ajouté, du petit déjeuner au dîner en cliquant ici. Les proportions sont à adapter en fonction de votre faim.

5 juillet 2018
de Anne-Sophie Despujols
0 Commentaires

Le cholestérol n’est pas notre ennemi !

Le cholestérol n’est pas notre ennemi !

  • Le cholestérol : à quoi ça sert ?

Le cholestérol est un lipide indispensable pour le bon fonctionnement de notre organisme.

Il constitue la majorité de nos cellules, il synthétise la vitamine D et certaines hormones (hormones sexuelles) et il permet une bonne digestion des lipides. Le cholestérol n’est donc pas à bannir !

  • D’où provient le cholestérol ?
    • Notre corps : c’est lui qui produit la majorité du cholestérol
    • Les abats
    • Le jaune d’œuf
    • Les huiles de poissons gras
    • Les crustacés et fruits de mer
    • Le beurre

 

  • Parle-t-on de « bon » et « mauvais » cholestérol à juste titre ?

Imaginez 2 camions transportant tous les deux les mêmes marchandises mais allant dans le sens inverse. Dans notre corps, on appelle ces camions : les lipoprotéines qui transportent le cholestérol. Le HDL cholestérol est celui qui va des tissus vers le foie, et dans le sens inverse c’est le LDL cholestérol. 

Lorsqu’il y a trop de cholestérol dans l’organisme, le LDL cholestérol en dépose sur la paroi des artères. C’est le début de la plaque d’athérome. On le surnomme le « mauvais cholestérol ». Mais lorsque les taux de cholestérol sont normaux il n’y a aucune raison de craindre le LDL cholestérol.

On considère le HDL cholestérol comme « bon cholestérol » car en retournant au foie, il passe dans les artères potentiellement athéromateuses et récupère une partie du cholestérol.

 

  • L’œuf à bannir en cas d’hypercholestérolémie ?

Des études réalisées ont affirmé que le jaune d’œuf n’augmente pas le taux de cholestérol chez le sujet sain. Effectivement, manger des aliments riches en cholestérol n’augmente pas forcément son taux dans notre corps puisqu’une partie se transforme en LDL et HDL cholestérol. L’œuf est d’autre part une excellente source de protéines et de lipides de très bonne qualité et de vitamines.

Les personnes atteintes d’hypercholestérolémie (trop de cholestérol dans le sang), devraient consommer 2 œufs max par semaine. Autrement, 6 œufs par semaine est la limite.

 

  • Quelles quantités d’aliment valent 100g de cholestérol ?
    • 30g d’abats
    • 13g d’œuf au plat
    • 20mL d’huile de saumon
    • 45g de beurre
    • 100g de crustacés et fruits de mer

 

  • Quelles sont les recommandations nutritionnelles ?

Pour le moment l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES) recommande 300mg de cholestérol par jour et maximum 6 œufs par semaine (pour le sujet sain).

 

Ce que je retiens :

  • Le cholestérol est un élément indispensable pour être en bonne santé.
  • Les œufs ne sont pas interdits même chez la personne atteinte d’hypercholestérolémie.
  • Et maintenant à vos tasses de thé et on clique juste ici pour visionner un reportage répondant aux controverses sur le cholestérol.

2 juillet 2018
de Anne-Sophie Despujols
0 Commentaires

Les allergies alimentaires

Les allergies alimentaires

Rappelons ce qu’est une allergie

L’allergie est une activation anormale  du système immunitaire qui prend des protéines (et uniquement des protéines) alimentaires comme des ennemies.

S’ensuit une réaction inflammatoire qui explique les symptômes : eczéma, urticaire, picotements sur les lèvres, problèmes respiratoires, éternuements, écoulements nasaux, œdèmes, troubles digestifs…

Mais ces symptômes se manifestent lors du 2ème contact avec l’aliment. Le 1er contact, aussi appelé sensibilisation, est lorsque le corps découvre pour la première fois les protéines qu’il n’accepte pas. C’est à ce moment qu’il produit le matériel nécessaire à sa destruction pour les prochains contacts.

Allergie et intolérance : quelles différences ?

Comme on vient de le définir,  l’allergie est un dysfonctionnement du système immunitaire tandis que l’intolérance est une incapacité à digérer un aliment car il manque des molécules indispensables à la digestion : les enzymes. Autrement dit, le système immunitaire n’intervient pas dans l’intolérance.

Que se passe-t-il dans le corps lorsqu’on est allergique ?

Les allergies que l’on connaît  

Les plus courantes sont les allergies :

  • Aux protéines de lait de vache
  • Au gluten
  • Au soja
  • Aux œufs
  • Aux fruits à coque
  • Aux légumineuses
  • A certains fruits et légumes: banane, avocat, châtaigne, kiwi, abricot, cerise, fraise, framboise, noisette, pêche, poire, pomme, prune, céleri, carottes, aneth, fenouil, persil, carvi, anis, coriandre. Non les fruits ne contiennent pas de protéines mais les personnes allergiques au pollen (riche en protéine) sont susceptibles de provoquer une réaction allergique à ces fruits.

Quels sont les aliments incriminés pour chaque allergie ?

Les aliments à éviter sont tous ceux qui sont la cause de l’allergie sans oublier tous leurs produits dérivés !

Donc on est allergique:

  • au gluten mais aussi à la baguette, au couscous, aux panures (de farine de blé), la bière, au boulghour, à la plupart des sauces soja…
  • au soja mais aussi au tofu, à de nombreuses préparations végétariennes
  • aux œufs mais aussi à la mayonnaise, aux soufflés, aux pâtisseries, aux gâteaux, au pain de mie, aux quiches…
  • aux fruits à coque mais aussi aux crèmes dessert pralinées ou au marron, aux boissons végétales à base d’amande ou de châtaigne, au muesli, à la sauce pesto, aux dragées, au nougat….
  • aux légumineuses mais aussi au chili con carne, au houmous, au feijoda….

 

Ce que je retiens

  • Beaucoup de ces aliments interdits ont été modifiés de sort qu’ils ne contiennent plus d’allergènes. 
  • On ne le dira jamais assez : lire les étiquettes sur les produits industriels ! Les allergènes sont obligatoirement inscrits en gras dans la liste des ingrédients. Il est donc plus facile de reconnaître les produits à ne pas consommer.
  • Certains états peuvent favoriser le déclenchement des symptômes : le stress, l’anxiété et l’alcool notamment. Il est donc avantageux de veiller à ne pas favoriser ce genre de situations.

 

 

 

28 juin 2018
de Anne-Sophie Despujols
0 Commentaires

Je digère mal: pourquoi et que faire ?

Je digère mal : pourquoi et que faire ?

« Oui, mieux que la raison l’estomac nous dirige. » Jacques Ancelot, L’important. Notre écrivain français était déjà sur la bonne voie à l’époque. Mais de nos jours il aurait plutôt affirmé que ce sont nos intestins qui nous guident plutôt que l’estomac.  

Comment se passe la digestion de manière simplifiée ?  

Avant de commencer à comprendre ses maux de ventre, ballonnements, troubles du transit…voici un schéma vous expliquant, de manière simplifiée, les étapes de la digestion.

 

 

Et voici les manifestations survenant lors d’une mauvaise digestion:

LES ALIMENTS A EVITER        

Les légumineuses et les crucifères

Elles contiennent des molécules que l’on appelle oligosides. Celles-ci sont très fermentescibles (dégradable) par la flore du côlon donc entraînent des flatulences malodorantes (je vous l’accorde ce n’est pas très glam).

Le café au lait 

La combinaison des caséines (les protéines du lait) et des tanins du café forment des grumeaux dans l’estomac qui peuvent être indigestes.

Les fibres insolubles

Elles sont irritantes et accélèrent le transit. On les retrouve dans : le blé, le son, les pâtes, le maïs, le boulghour, le choux de Bruxelles, le brocoli, les légumineuses, la pomme de terre avec la peau, la poire, la papaye, la pomme, les fruits séchés.

Un repas trop gras et trop sucré

Il ralentit la vidange gastrique (c’est-à-dire l’évacuation du bol alimentaire de l’estomac dans l’intestin) provoque des lourdeurs d’estomac.

Les crudités

Elles demandent à notre organisme un effort supplémentaire pour les digérer.

 

LES ALIMENTS A PRIVILÉGIER

  • Le charbon végétal
  • Certaines épices: le piment à faible dose, le poivre, le curcuma, le wasabi, le cumin, la muscade, la coriandre, les mélanges épicés (curry, colombo, ras-el-hanoui, épices aux 5 parfums)
  • Les probiotiques (article intérêts probiotiques et prébiotiques)
  • Certaines plantes médicinales: verveine, le fenouil, le genévrier commun, l’aneth, le Léon du Groenland, la menthe poivrée, la réglisse, l’anis
  • Certains aliments tels que le citron, le radis noir, l’artichaut et le pain grillé qui se digèrent mieux
  • Les fruits et légumes sont plus digestes cuits
  • Les eaux riches en bicarbonates qui sont souvent les eaux gazeuses : le bicarbonate, en régulant le pH de l’estomac, favorise une meilleure digestion

 

Quelques conseils que je retiens: 

  • Je mange et je mâche lentement
  • Je consomme de petites quantités à chaque bouchée
  • Si je suspecte un aliment de me provoquer des troubles digestifs, je le retire pendant 1 à 2 semaines minimum pour vérifier qu’il est bien la cause de mes inconforts 
  • Je fais de l’activité physique
  • Je bois de l’eau tout au long de la journée

 

25 juin 2018
de Anne-Sophie Despujols
0 Commentaires

Manger cru ou cuit ?

Manger cru ou cuit ?

Manger cru

Consommer les aliments crus c’est bien car:

  • Les vitamines et minéraux sont conservés.
  • Pour les fruits et les légumes, on peut toujours savourer leur jutosité et leur croquant.
  • Il n’y a pas de nécessité d’ajout de matières grasses.

 

Mais les consommer crus peut être néfaste car:

  • Il y’a plus de risque de contaminations par des micro organismes donc pour les végétaux on conseillera de bien les laver auparavant, et de réduire légèrement la quantité de peau car c’est là que sont concentrés les microorganismes mais également la majorité des fibres, vitamines et minéraux. Pour les viandes et poissons on conseillera de les congeler au préalable pour détruire les parasites.
  • Leur digestion est souvent moins bonne car les fibres ne sont pas « prédigérées » par la cuisson et peuvent ainsi entraîner des inconforts digestifs.
  • Il est déconseillé de consommer des végétaux crus si vous êtes sujet aux diarrhées car ils contiennent plus de fibres qui accélèrent le transit.
  • Le poisson cru contient une enzyme : la thiaminaseB1 qui détruit la vitamine B1, il est donc déconseillé d’en consommer trop fréquemment (cette enzyme est détruite lors de la cuisson).

 

Manger cuit 

Consommer les aliments cuits c’est bien car:

  • Ils sont mieux digérer et évitent les inconforts digestifs notamment pour les crucifères.
  • Ils sont plus faciles à mâcher.
  • Les antioxydants des végétaux comme le lycopène et la provitamine A de la tomate ainsi que les caroténoïdes de la carotte se développent davantage à la cuisson.
  • La perte de l’eau des aliments augmente la densité nutritionnelle. C’est-à-dire la quantité de nutriments indispensables à l’organisme rapportée au nombre de calories de l’aliment. Par exemple: les épinards cuits ont une densité nutritionnelle plus importante que les épinards crus. Autrement dit, pour une même quantité d’épinards, lorsqu’ils sont cuits ils contiennent plus de vitamines et de minéraux.
  • La cuisson libère des arômes notamment pour l’oignon et l’échalote.

Mais les consommer cuits peut être néfaste car:

  • Il y a des pertes de vitamines et minéraux hydrosolubles (qui aiment l’eau donc qui passent de l’aliment à l’eau que l’on ne consomme pas).
  • Il y a aussi des pertes en  eau de l’aliment qui permet de couvrir nos besoins quotidiens en eau.

Il est donc intéressant de privilégier les modes de cuisson permettant de conserver un maximum la valeur nutritionnelle de l’aliment. On retrouve les cuissons suivantes:

  •  A l’eau: elle ne nécessite pas d’ajout de matière grasse mais certaines vitamines et minéraux se retrouvent dans l’eau. Il est donc conseillé de consommer l’eau de cuisson.
  • A la vapeur: elle ne nécessite pas de matière grasse non plus et il n’y a pas de contact direct avec l’eau donc peu de pertes vitaminiques et minérales. Cependant quelques vitamines thermosensibles (sensibles à la chaleur) sont détruites si la cuisson est trop longue.
  • En sauté: elle nécessite une petite quantité de lipides mais il n’y a pas de pertes de vitamines et minéraux.
  • A la friteuse: les aliments se gorgent de graisses mais les pertes nutritionnelles sont limitées.
  • A l’étouffée: les aliments cuisent dans leur propre eau donc moins de pertes en vitamines et minéraux sont constatées. Il est, là aussi, conseillé de consommer l’eau des aliments  qui a servi à la cuisson.
  • Au four: elle ne nécessite pas de matière grasse et mises à part certaines vitamines thermosensibles la valeur nutritionnelle est bien conservée.
  • Au micro-onde: elle procure une excellente préservation de la valeur nutritionnelle
  • Au grill: de légères pertes en vitamines thermosensibles sont à redouter. Il faut faire attention à l’effet cancérigène de l’exposition des aliments aux flammes donc cuire les aliments à la chaleur des braises et non à celle des flammes sur une grille placée à 10cm au-dessus des braises environ. C’est un mode de cuisson à utiliser avec modération.

 

Ce que je retiens :

  • Attention les féculents ne peuvent être cuits qu’à l’eau donc des pertes sont obligatoires 
  • Je ne cuis pas trop longtemps les fruits et légumes pour conserver un maximum leur valeur nutritionnelle 
  • J’alterne la consommation d’aliments crus et cuits notamment pour les fruits et légumes et j’alterne les modes de cuisson

21 juin 2018
de Anne-Sophie Despujols
0 Commentaires

15 idées reçues en diététique

15 idées reçues en diététique

1– Les féculents font grossir 

Les féculents ont exactement la même valeur énergétique que les fruits et les légumes à savoir 4kcal pour 100g car ils sont composés de glucides. En plus de cela, ils apportent des fibres qui réduisent la sensation de faim. C’est plutôt la manière de les cuisiner qui augmente l’apport calorique (en rajoutant de la crème, du beurre, des lardons, du fromage…). Tous les aliments font grossir tant qu’ils sont consommés en excès.

 

2- Le citron est acidifiant pour l’organisme

Bien que le citron ait un goût acide, il basifie l’organisme car son pH est basique.

 

 3- Le sucre roux est meilleur pour la santé que le sucre blanc

Sa couleur brune ne le rend pas de meilleure qualité. Il n’y a en effet pas de différences nutritionnelles notables entre ces deux sucres.

 

4- Les épinards et les lentilles sont riches en fer

VRAI et FAUX. Ces deux aliments sont effectivement riches en fer MAIS étant d’origine végétale il ne sera pas correctement assimilé. Il est donc plus intéressant de se tourner vers des aliments d’origine animale pour couvrir ses besoins en fer.

 

5- Boire de l’eau au citron le matin fait maigrir

Boire de l’eau au citron ne fait pas directement maigrir. Boire de l’eau le matin est la meilleure manière de réhydrater son corps après un jeûne nocturne de 7 à 10h. Le citron apporte une saveur agréable (pour certain) qui les motive à boire. Et s’hydrater est non seulement indispensable à la vie mais c’est aussi un moyen efficace de réduire la rétention d’eau.

 

6- Le chocolat noir est moins calorique que le chocolat au lait 

Les deux chocolats ont approximativement la même valeur énergétique: le chocolat noir à 70% contient 572 kcal pour 100g et le chocolat au lait en apporte 555. C’est leurs teneurs en nutriments qui diffèrent: le chocolat noir est plus riche en lipides (car plus il y a de cacao plus il y’a de lipides) tandis que le chocolat au lait est riche en sucre (moins il y a de cacao plus il y’a de sucre ajouté).

 

 7- Le gras c’est mauvais car ça fait grossir

Le gras est essentiel pour se maintenir en bonne santé. Apport d’énergie, constitution du système nerveux, construction de nos cellules, apport de vitamines, lutte contre l’inflammation, action contre les maladies cardiovasculaires, amélioration de la vision…sont certains des rôles prouvant qu’il ne faut pas les négliger. Les lipides sont très caloriques mais ils font partie intégrante de l’équilibre alimentaire. Le gras n’engendre pas de prise de poids s’il n’est pas consommé en excès. (Un article sera dédié à ce sujet début août).

 

8- La banane fait grossir

Elle contient des fibres qui la rendent rassasiante ce qui permet d’éviter les fringales entre les repas. Bien qu’elle soit légèrement plus calorique que d’autres fruits, ce n’est pas un aliment calorique. En outre, elle renferme des antioxydants, des vitamines et des minéraux  dont nous avons besoin.

 

9- L’avocat est un aliment « healthy »

On en voit dans toutes les recettes « light », « healthy », « pour maigrir »  alors que l’avocat est appelé fruit oléagineux. Oléagineux provient du latin oleāginus « dont on peut tirer de l’huile ». L’avocat contient 16% d’huile, il n’est donc pas à considérer comme un légume. Cependant, ce sont des lipides d’excellente qualité : les oméga 9. Ainsi, il n’est pas forcé de mettre de la vinaigrette dans sa salade d’avocat.

10- Le lait écrémé contient moins de calcium que le lait entier ou 1/2 écrémé

Le calcium n’est pas éliminé lors de l’écrémage (étape où le gras du lait est retiré), donc tous les laits ont la même teneur en calcium.

 

11- Les régimes restrictifs c’est parfait pour perdre du poids et le maintenir

Oui les régimes restrictifs font perdre du poids mais une fois terminé (si on arrive jusqu’au bout), l’envie de se libérer de la restriction est si forte qu’une prise de poids est quasiment systématique. C’est le fameux « effet yoyo ». De plus, plus on fait de régimes restrictifs moins le corps élimine rapidement les calories.

 

12- L’huile d’olive est la meilleure des huiles

L’huile d’olive est une matière grasse que l’on vante beaucoup. Et pour de bonnes raisons puisque c’est une des huiles les plus riches en oméga 9 ! Mais aussi en acides gras saturés. Elle est plutôt pauvre en acides gras essentiels (ce sont les oméga 6 et les oméga 3 que l’organisme ne peux synthétiser lui-même donc que nous devons apporter par la nourriture). Ces acides gras se retrouvent majoritairement dans l’huile de pépin de raisin, de tournesol, de noix, de germe de maïs et de soja. Il est donc fortement conseillé d’alterner les huiles pour assurer les apports des différents lipides.

 

 

13- Les yaourts 0% sont mieux que les autres yaourts

Ils sont dépourvus de matière grasse donc ils sont moins caloriques. Cependant, l’intérêt majeur des yaourts est leur apport de calcium. Or, celui-ci n’est absorbé que s’il y’a la présence de gras. Donc le calcium des yaourts 0% est mal absorbé. Je conseillerai ce type de yaourt dans le cadre d’un réel besoin de perte de poids pour combler la faim sans apporter trop de calories. Il en est de même pour les laits écrémés.

 

14- L’orange est le fruit le plus riche en vitamine C

Voici les fruits (et légumes) les plus riches en vitamine C: cerise acérola, goyave, choux, cassis, cresson, kiwi, brocoli, poivron et les agrumes en moindre quantité.

 

15- Le beurre est plus calorique que l’huile

Non, le beurre apporte 83% de matières grasses contre 100% dans toutes les huiles.

 

 

 

 

14 juin 2018
de Anne-Sophie Despujols
0 Commentaires

Végétarien, végétalien, végan

Végétarien, végétalien, végan

 

Un rapide récap avant d’entrer dans les détails…

  • Le végétarisme exclu toute chaire animale soit la viande, le poisson, les crustacés, les mollusques, la gélatine
  • Le végétalisme exclu toute chaire animale soit la viande, le poisson, les crustacés, les mollusques, ainsi que tous les sous-produits animaux soit les œufs, les produits laitiers, le miel, la gélatine
  • Le véganisme exclu toute chaire animale, tout produit issu d’animaux ainsi que tout produit testés sur les animaux (qu’ils soient alimentaires, hygiéniques, vestimentaires….)

Quelles sont les avantages ?

Une alimentation sans produits animaux ou issus d’animaux contient moins de toxines, de cholestérol et de graisses qui, en excès, provoque des maladies cardiovasculaires. On note aussi une richesse en fibres, vitamines et minéraux provenant d’une grande diversité des aliments consommés. Enfin, il y’a un certain souci pour l’environnement et la traite des animaux qui est atténué.

Quelles sont les conséquences nutritionnelles ?

Le mot d’ordre est carence ! C’est-à-dire un « manque de »… . Ces modes de vie sont à risque de carence en :

  • Protéines: car l’association féculents/légumineuses (cf substituts aux viandes) n’est pas toujours respectée
  • Calcium: particulièrement pour les végétaliens et les végans qui excluent les produits laitiers. Une supplémentation est donc nécessaire
  • Fer : le fer végétal est moins bien absorbé que le fer animal (retrouvé dans les viandes, abats et boudin noir) mais est très présent dans les légumes secs. Il est donc intéressant d’en consommer régulièrement
  • Vitamine B12: elle est indispensable à la croissance, à la synthèse des globules rouges et aide le cerveau à se nourrir. On la retrouve dans le foie, le rognon, l’huître, les anchois et bien d’autres produits animaux

Les individus ayant adopté un de ces modes d’alimentation, ont tendance à substituer de nombreux produits par du soja. Or, il est fortement déconseillé d’en consommer si l’on est un enfant de moins de 3 ans, une femme enceinte ou une femme allaitante. En effet, le soja contient des molécules qui ont la capacité de déréguler le système hormonal, ce qui peut s’avérer dangereux.

Comment éviter ces carences ?

  • En faisant la complémentation pour les protéines : associer féculent et légumineuses ou soja ou encore graines oléagineuses (noix, amandes…) et légumineuses. Il suffit de le faire à un repas par jour pour remplacer la viande
  • Choisir les bonnes sources de fer végétales : tous les légumes secs, les algues (ao nori, wakamé, spiruline…), son de riz, son de blé. Voici une liste officielle de tous les ingrédients les plus riches en fer (attention ce n’est pas une liste pour végétariens, végétaliens ni végans)
  • Supplémenter en calcium et en vitamine B12

31 mai 2018
de Anne-Sophie Despujols
0 Commentaires

Quels nutriments pour les exams ?

Quels nutriments pour les exams

  1. Un nutriment c’est quoi ?

Ce sont les éléments qui composent nos aliments. Ils nourrissent nos cellules au fur et à mesure des repas, ce qui est indispensable pour être en forme du matin au soir surtout pendant les exams. On distingue les macronutriments (protéines, lipides, glucides) des micronutriments (vitamines et minéraux).

  1. Principaux rôles des protéines

Les protéines sont SUPER importantes.

  • Ce sont elles qui vont permettre la bonne circulation des informations dans le cerveau : idéale pour rester limpide durant 4 heures d’épreuves.
  • De plus, les protéines permettent d’apporter le reste des nutriments vers nos cellules afin qu’elles soient en pleine forme elles aussi.

Catégories d’aliments

Aliments riches en protéines

Produits animaux

Viandes, poissons, œufs, lait, laitages (yaourt, fromage blanc, petit suisse), fromages

Produits végétaux

Légumes secs, graines oléagineuses (amandes, noix, noisettes…), algue (spiruline), soja, les céréales en moindre quantité

 

  1. Principaux rôles des lipides

Les lipides on en dit beaucoup de mal…et pourtant ils nous sont primordiaux !

  • Ils apportent de l’énergie que notre corps utilise pour réaliser tous nos mouvements.
  • Tout comme les protéines, ils font partie intégrante de nos cellules.
  • Les vitamines A, D, E et K ne sont pas fonctionnelles sans les lipides.
  • Ils permettent aux protéines de fonctionner correctement.
  • Et ils optimisent les fonctionnalités du cerveau.

Catégories d’aliments

Aliments riches en lipides

Produits animauxBeurre, crème, charcuterie, lait et laitages au lait entier, fromages, viandes, poissons gras et demi-gras

Produits végétaux

Huile,  avocat, noix de coco, olives, graines oléagineuses

 

  1. Principaux rôles des glucides

Qui dit exam dit concentration. Et heureusement pour nous, les glucides existent.

  • Le cerveau, tout comme nous, a besoin de se nourrir. A l’exception que lui, il ne se nourrit que de glucides ! Donc pour rester attentif pendant l’épreuve, il est intéressant de consommer des glucides avant de partir.
  • Une fois dans notre tube digestif, ils passent dans le sang puis dans le cerveau où ils nourrissent les neurones qui nous aident à réfléchir correctement.
  • Les produits contenant des glucides (sauf produits animaux et sucreries) contiennent des fibres qui retardent la faim. Top non ?

Catégories d’aliments

Aliments riches en glucides

Produits animaux

Lait et laitages

Produits végétaux

Pain, céréales (semoule, riz, pâtes…), légumes secs, pommes de terre, fruits, sucreries (bonbons, gâteaux…), légumes

 

  1. Vitamines et minéraux les plus essentiels lors des examens
  • La vitamine D améliore la concentration
  • La vitamine E aide à réduire la fatigue
  • La vitamine B et le magnésium participent à la transmission des informations dans le cerveau

Catégories d’aliments

Aliments les plus riches en :

Vitamine D

Les poissons gras, foie de morue, jaune d’œuf

Vitamine E

Huiles végétales, avocat, noix de coco, olives, germes de céréales

Vitamine B

Céréales complètes, fruits secs, olives, noix de coco, avocat, légumes secs, pomme de terre, volaille, poisson, jaune d’œuf

Magnésium

Fromages à pâte dur, pain complet, légumes secs, fruits secs, légumes (notamment les épinards), fruits (notamment la banane), chocolat, amande

 

Ce qu’il faut retenir: 

  • Avoir un peu faim (pas le ventre qui gargouille non plus) augmente la concentration
  • Je ne saute pas le petit déjeuner avant l’épreuve et j’essaye de le composer des nutriments évoqués. Si je n’ai pas du tout faim, j’emporte une collation avec moi 

21 mai 2018
de Menu by Menu
0 Commentaires

Intérêt des probiotiques et prébiotiques

Les prébiotiques et les probiotiques : différences et intérêts

 

  1. La flore intestinale : partie intégrante de notre organisme 

Aussi appelée microbiote ou microbiome, la flore intestinale représente l’ensemble des bactéries qui habitent notre tube digestif, soit plus de 100 000 milliards de bactéries avec plus de 700 espèces de bactéries différentes. Pas d’inquiétude : ces bactéries nous sont IN-DIS-PEN-SABLES ! En effet, elles constituent notre première ligne de défense immunitaire et contribuent donc à nous protéger des organismes infectieux.

Le microbiote est spécifique à chaque personne. Ainsi, aucun individu ne possède pas la même composition de flore intestinale.

  1. Les probiotiques : les bactéries de notre microbiote

Les probiotiques sont les micro-organismes que l’on ingère via les aliments et qui résident ensuite dans notre flore intestinale. Ils ont pour rôles principaux de nous défendre contre les organismes pathogènes (qui sont susceptibles d’entraîner des maladies) et d’accélérer le transit.

On les retrouve dans: le yaourt (fermentation de lait additionné de bactéries), le kéfir (fermentation de lait ou de jus de fruits), les levures, la choucroute (fermentation du choux avec des bactéries), certains fromages (gouda, mozarella, cheddar),  les cornichons, le tempeh (soja fermenté), le kimchi, le miso, le kombusha, le natto.

 

 

  1. Les prébiotiques : les substrats des probiotiques

Les prébiotiques sont des fibres qui nourrissent les probiotiques, ce qui stimule leur activité.

On les retrouve dans certains aliments tels que : les légumes (ail, artichaut, oignon, topinambour, chicorée, asperge, betterave, brocoli, fenouil, chou de Bruxelles, chou-fleur, champignon), certaines céréales (blé, orge, seigle), certains fruits (banane, pomme, nectarine, pêche blanche, kiwi, poire, mûre, pruneaux), les légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots secs), les noix de cajoules substituts de café à base de chicorée (type Ricoré®), le miel, les prébiotiques en compléments (inuline, lactulose, fructo-oligosaccharides, galacto-oligosaccharides). 

  1. Symbiose et dysbiose : équilibrer la balance 

La symbiose correspond à l’équilibre de la flore intestinale. Pour le dire plus simplement, chaque individu a une quantité optimale de telle ou telle bactérie qui lui est propre. Ces proportions singulières nous permettent de bien digérer nos repas, sans ballonnements ou problèmes de transit.

La dysbiose correspond au déséquilibre de cette flore. Ses principaux symptômes sont : des douleurs abdominales, des ballonnements, des diarrhée et/ou constipation.

 Elle peut provenir :

  • D’un changement brutal d’alimentation
  • D’une infection
  • D’un système immunitaire affaibli
  • De la prise d’antibiotiques (antonyme de probiotique). Leur prise doit donc être rare et rectifiée à la fin du traitement car ces derniers éradiquent une bonne partie de nos bonnes bactéries
  • Du stress
  • D’une alimentation trop riche en sucre, en protéines et/ou en gras car ils servent de substrat aux mauvaises bactéries
  • D’une alimentation trop pauvre en fibres
  • D’une mastication trop brève

 

Ce qu’il faut retenir :

  • Je préserve ma symbiose intestinale en consommant suffisamment de fibres (5 fruits/légumes par jour)
  • Je fais attention à ne pas manger trop sucré ni trop gras dans la journée, tout en m’autorisant des petits plaisirs
  • Je prends le temps de bien mastiquer pour digérer plus facilement
  • Pour mieux découvrir ce monde je vous invite à lire le livre : Le charme discret de l’intestin écrit par Giulia Enders avec humour et simplicité. Voici un lien pour se le procurer: ici

14 mai 2018
de Anne-Sophie Despujols
0 Commentaires

La maladie cœliaque

La maladie cœliaque

Qu’est-ce que c’est ?

La maladie cœliaque est une maladie qui se définie par une malabsorption du gluten : une protéine contenue dans certaines céréales.  Cette malabsorption peut provenir de 3 facteurs :

  • Une prédisposition génétique
  • Une introduction trop précoce (avant 6 mois) des aliments contenant du gluten
  • Une ou plusieurs infection(s) au niveau de l’intestin grêle

Que se passe-t-il dans le corps ?

Lorsque le gluten que l’on ingère arrive dans l’intestin, il se décompose en plusieurs molécules (les gliadines). Ces gliadines ne sont, dans des conditions normales, pas digérées par les cellules de l’intestin. Mais chez la personne atteinte de la maladie cœliaque, ces molécules rentrent dans les cellules intestinales. En interférant avec d’autres éléments appelés les enzymes, les gliadines vont devenir des gliadines « anormales » dont l’organisme voudra se débarrasser via une réaction inflammatoire.

Comment peut-on savoir qu’on est atteint de la maladie cœliaque ?

Les diarrhées et les ballonnements sont deux symptômes principaux. Mais pas de panique ! Ce ne sont pas des facteurs déterminants, ils sont simplement observables à l’œil nu. Pour confirmer la maladie, c’est au médecin d’analyser vos analyses biologiques.

Comment manger avec cette pathologie ? 

Pour bien vivre avec cette maladie il « suffit » d’éliminer les aliments contenant du gluten. C’est-à-dire tous les aliments contenant les céréales suivantes :

  • Le blé : le blé dur précuit et tous les aliments confectionnés à partir de la farine de blé (pain, pain de mie, biscuits salés et sucrés…). Ainsi que les sous-espèces du blé : épeautre, petit épeautre, boulghour, kamut
  • Le seigle : farine de seigle et tous les aliments confectionnés à partir de cette farine
  • L’avoine : flocons d’avoine, farine d’avoine, lait d’avoine, porridge…..
  • L’orge : orge perlée, malt d’orge et tous les dérivés (bière, whisky…)
  • Le triticale : farine de triticale, flocons de triticale et tous les dérivés

On retrouve aussi les céréales précédentes dans des produits insoupçonnés tels que : le sucre glace, yaourts et fromages aux céréales, viandes ou poissons panés, quenelles industrielles, huile de germe de blé, figues séchées dans de la farine, sauce soja… et bien d’autres encore.

 

Ce qu’il faut retenir:  

  • Je vérifie sur chaque produit que la mention « peut contenir des traces de gluten » ou « traces possibles de gluten » n’apparait pas
  • Je check la liste des ingrédients dans laquelle je ne dois pas retrouver en gras une céréale contenant du gluten
  • Je retiens les céréales qui ne contiennent pas de gluten : le riz, le maïs, le quinoa, le sarrasin, le millet, le sorgho, l’amarante et les légumes secs 

9 mars 2018
de Delphine
0 Commentaires

4 idées pour le dîner : qui dort dîne

Toutes les informations sur le programme de la journée du sommeil par département ICI

 

Quand j’étais petite et que j’avais du mal à m’endormir on me faisait un bol de lait chaud avec du miel. Ça marchait plus ou moins bien, je crois que le câlin qui l’accompagnait faisait plus d’effet.
Mais y a-t-il des aliments qui nous aident à mieux dormir ?

Après quelques recherches, on peut dire que oui. De manière simple il faut limiter les protéines qui stimulent le cerveau et éviter le gras qui est plus difficile à digérer ce qui ralentit la digestion et augmente la température corporelle.
En allant un peu plus loin on découvre que c’est le tryptophane notre meilleur allié. Tryptophane, késaco ? C’est un acide aminé qui va se transformer en sérotonine, hormone qui favorise le sommeil et aide à lutter contre le stress et l’anxiété. La sérotonine va à son tour être transformée en mélatonine, hormone du rythme veille-sommeil, et qui renforce le système immunitaire (elle aide contre l’hyper-tension et le diabète).
Whaou, vive le tryptophane !!! Vite dans quoi j’en trouve que je m’en gave !
Oui, mais ce n’est pas si simple. Il faut que celui-ci arrive au cerveau et pour ça il faut l’aider. Comment ? Avec des glucides pour sécréter de l’insuline qui est son alliée. Et là ça se complique car il faudrait trouver la juste dose, attention à privilégier des glucides à index glycémique bas car sinon il y a trop d’insuline ce qui va perturber le sommeil et faciliter le stockage des graisses.
En plus du tryptophane, il y a le magnésium, le zinc, les vitamines B3, B6, B9 et les oméga 3 qu’il ne faut pas négliger pour un bon sommeil réparateur.

Donc je mange quoi le soir ? Et bien il faut privilégier les aliments avec des protéines et le moins de graisses, les produits laitiers, les céréales, les légumineuses, les légumes verts et les fruits. Exit, les fritures , la viande rouge et les desserts riches en sucre par exemple.
Alors je vous propose ces recettes pour les repas du soir :

 

 

 

 

 

Des petits cakes légumes et quinoa avec une belle salade verte, un gratin de patates douces et poisson, une salade de pommes de terre et kale avec des crevettes à l’ail et au basilic, un one pot riz poulet et légumes et un banana bread
Vous pouvez parsemer vos plats avec des graines de tournesol ou de potiron qui sont riches en tryptophane. Privilégier les fromages de brebis et de chèvre, un peu de mozzarella ou de gruyère. Le soja est aussi un aliment qui en contient beaucoup.

Pour utiliser le planning et ajuster le nombre de mangeurs, cliquez  ICI

 

Pour aller plus loin

Petit bémol j’ai aussi lu que la tryptophane doit être absorbée entre 6 et 8h avant l’endormissement pour que la digestion soit complète et que c’est entre 16h30 et 17h30 que la synthèse de la sérotonine se fait le mieux. Ce qui est un bonne nouvelle car c’est l’heure du goûter ! Donc on peut en déduire que c’est au goûter qu’il faut préparer sa nuit. Pas question pour autant de se jeter sur des barres chocolatées ou des viennoiseries mais plutôt sur un bon pain complet, des bananes et des fruits secs comme les noix de cajou et les amandes.
Cet acide aminé est utile aussi pour la migraine, la dépression, les symptômes prémenstruels et de la ménopause, les troubles de l’apprentissage (TDAH)
Mais attention à ne pas en prendre trop (en compléments alimentaires par exemple) sans avis médical, car à forte dose elle a des effets négatifs.
Attention aussi aux cuissons trop longues ou trop fortes qui l’abîment.

Petit rappel pour bien dormir :

  • Éviter les excitants (café, thé, sodas caféinés) et la vitamine C à partir de 17h,
  • et le sport le soir qui libérera des hormones de l’éveil
  • L’alcool diminue la qualité du sommeil, et la nicotine peut provoquer des réveils pendant la nuit
  • Dîner au moins 1h30 avant l’heure souhaitée d’endormissement
  • Préparer une chambre pas trop chauffée en gardant les pieds et les mains bien au chaud, et dormir nu·e pour faciliter la régulation de la température corporelle
  • Éviter les écrans en particulier ceux près de vos yeux. Et oui il vaut mieux notre vieille télé que les tablettes et autres smartphones. Car en plus de leur lumière, ils nous incitent à rester éveillé·e avec leurs notifications permanentes
  • Si on a des difficultés d’endormissement, une autre astuce est de séparer le lieu où l’on dort, des lieux d’éveils. Donc on choisit un bon fauteuil pour lire et on va au lit quand les paupières deviennent lourdes. Rien de pire que de tourner dans son lit, le seul résultat est de s’énerver encore plus.

Si certains pensent que la fatigue se gère et que le sommeil ce n’est pas si important, un petit point sur les effets du manque de sommeil :

  • cela accroît l’appétit car ça augmente la production de ghréline qui stimule l’appétit et réduit nos dépenses physiques, et réduit la production de leptine qui elle nous donne la sensation de satiété et augmente nos dépenses énergétiques
  • on a plus envie d’aliments gras et sucrés
  • dans les modèles expérimentaux animaux et humains, conduits chez des jeunes en bonne santé, une  privation modérée de sommeil (5 h de sommeil au lieu de 7) de 5 jours, conduit à un état pré-diabétique (apparition d’une insulinorésistance)
  • à calories égales, la nourriture prise pendant la nuit (au moment où devrait se situer l’épisode de sommeil) conduit à un stockage plus important (donc prise de poids plus importante)

Le sommeil par âges :

De 2 à 4 ans, le jeune enfant a besoin en moyenne de 13 heures. Réparti en 2, la sieste d’environ 2 heures et la nuit d’environ 11 heures.
De 6 à 12 ans, l’enfant a besoin de 10 à 12 heures.
De 13 à 18 ans, l’adolescent·e a besoin de 9 à 12 heures (et oui ! même l’adolescent a besoin de beaucoup de sommeil…).
L’adulte a besoin d’en moyenne de 8 heures de sommeil. Il y a les petits dormeurs 6 heures de sommeil et les gros 10h. Mais attention : pas de norme absolue, chacun a un profil qui lui est propre, entre petit (moins de 6h), moyen et gros dormeur (plus de 10h), et ceux qui sont du matin, du soir ou au milieu. La seule chose vraiment importante est de préserver son rythme.

 

Merci infiniment à la professeure Marie-Pia d’Ortho du Service de Physiologie – Explorations Fonctionnelles de l’Hôpital de Bichat

3 mai 2017
de Menu by Menu
0 Commentaires

FLEXITARISME ?

Par goût, pour l’hygiène, après un choix très réfléchi, en suivant la mode, pour l’environnement, par anthropomorphisme, pour économiser, chacun se pose la question de son alimentation. Alors on MANGE les petits zanimos ou pas ?  🐮 🐷 🐔 🐰 🐸 🐟
Moi oui. Pas tous les jours, mais je les mange tous, même les grillons. Et je mange aussi des cochonneries sous vide, parfois. Et des Tagada. Et oui.
Pourquoi en parle-t-on ? Parce que l’OMS a lié consommation de viande et cancer, ou bien est-ce à cause de la COP22 qui a souligné le lourd poids de l’élevage dans le réchauffement climatique, les vidéos sur les conditions de l’élevage et de l’abattage y sont sûrement un peu pour quelque chose, ou encore parce que si je caresse GroMatou pourquoi mangerais-je PetitAgneau, il y a aussi sans doute une volonté identitaire avec les modes et les habitudes de consommation qui évoluent 🙂
Dans les pays développés, de plus en plus de personnes réduisent leur consommation de viande.

Allemagne 9%
Royaume-Uni 7%
Suisse 5%
USA 3%
France 3% et 10 % aspirent à devenir végétariens

Alors que dans le monde hors Occident la consommation de viande devrait doubler d’ici à 2050. D’autres chiffres percutants : on abat près de 100 milliards d’animaux chaque année dans le monde, et plus de 500 000 en France chaque jour.

Chez Menu by Menu, nous sommes très flexibles, nous nous intéressons de près à le CRUsine avec notre nouvelle copine Coralie (à suivre très vite), et nous adorons les recettes de nos copains de Carré de Boeuf. Et oui, et oui. Manger avec conscience, manger sain et responsable, manger moins, etc. Mais manger 🙂 Et vous qu’en pensez-vous ? On change ? On réduit ?

Pour aller plus loin, et citer mes sources : ConsoGlobe, DoctissimoELLEJournalduJura, Les InrocksLe Nouvel Obs, Le Palais SavantLe Parisien, OpenMinded,  VegActu, Viandes & Produits Carnés

Petit lexique des « sans »

Source photos : AmazingPhotography

Dorothée

 

3 mai 2017
de Menu by Menu
0 Commentaires

lexique des « SANS »

Végétarisme, Vegan, Flexitarisme, Végétalien?

Le flexitarisme est un régime alimentaire qui oscille entre omnivore, végétarien et végétalien. Ses adeptes privilégient une alimentation semi-végétarienne, c’est-à-dire qu’ils n’excluent pas la viande, mais en mangent en quantité moindre et de meilleure qualité.

Ceux qui ne mangent pas de viande mais du poisson, entrent dans la catégorie « je ne mange pas de viande », certains disent « pesco-végétarien ».

Le végétarisme signifie qu’on ne mange pas de chair animale: pas de viande, pas de poisson, pas d’escargots et pas d’insectes. Ce régime alimentaire admet en général la consommation d’aliments d’origine animale comme les œufs, le lait et les produits laitiers (fromage, yaourts).

Les végétaliens ont un régime alimentaire qui ne comporte que des aliments issus du monde végétal. Ils rejettent donc les viandes, les poissons, les fruits de mer mais aussi les produits laitiers, les œufs et d’autres produits d’origine animale comme le miel.

Les véganes excluent tout produit d’origine animale : alimentation, cosmétique, habillement, cuir, laine, cire d’abeille. Adoptent un mode de vie respectueux des animaux.

Antispécisme : refus de placer l’espèce humaine au-dessus des autres, l’espèce n’étant pas un critère pertinent pour décider des droits des êtres.

_________________________________

CRUsine : cuisine qui ne fait appel qu’à des aliments végétaliens, et crus.

NoGlu : aliments sans gluten

 

__________________________________

il y a plein d’autres « sans », indiquez-nous ceux qui vous intéressent pour que nous enrichissions notre petit lexique 🙂

1 février 2017
de Menu by Menu
0 Commentaires

Détox ou intox ?

Detox

L’idée de la détox est de supprimer de notre alimentation les aliments qui demandent beaucoup d’énergie lors de la digestion et ainsi permettre à votre organisme d’éliminer le maximum de toxines accumulées pour repartir en pleine forme. Ces aliments, cette alimentation, stimulent nos organes d’élimination. Pour cela, inutile de dépenser des sommes folles dans des cures du commerce, il faut plutôt connaitre 2-3 trucs et activer son bon sens.

Les organes qui nous « détoxifient » : le foie, les intestins, les reins, les poumons et la peau. Ceux sont donc eux que nous devons chouchouter pour retrouver la pleine forme. Pour cela quelques conseils :

On essaie de supprimer l’alcool car il fatigue le foie et augmente les radicaux libres responsables du vieillissement des cellules. On réduit sa consommation de viande rouge, de charcuterie et de fromages qui sont souvent gras.

On choisit pour cuisiner des graisses végétales, de préférence avec des omega 3 (amies du foie), comme celles de colza ou de noix. On met des herbes aromatiques, en particulier du persil, dans les plats. Ils apportent beaucoup de vitamines C, qui sont un puissant anti-oxydant et renforcent le système immunitaire, le tissu conjonctif et cardiovasculaire. On pense à saupoudrer nos plats avec des épices, comme le curcuma qui est un excellent anti-oxydant et qui aide à éliminer les toxines. C’est le moment de manger des yaourts natures : pour leur apport en probiotique, privilégier plutôt ceux au bifidus actif.

On boit beaucoup d’eau pour aider les reins à éliminer les déchets 1,5 l/jour. On essaie même l’eau chaude qui hydrate beaucoup et évite au corps de dépenser de l’énergie à la réchauffer. On se lance dans les folles tisanes de pissenlits, d’orties, ou bien sûr de thé vert. Et on réduit le café au maximum.

On privilégie les fruits et légumes dans notre alimentation, ils sont des alliés précieux de notre santé. Voir la petite liste ci-dessous pour connaitre leurs qualités.

 

Aliments détox :

  • Ail : contient plein de vitamines et du fer, du calcium, du phosphore. Bref, il a tout bon. Mangez-le de préférence cru et écrasé, bonne chance 😉
  • Ananas : facilite la digestion, détruit les toxines du côlon grâce à son enzyme anti-inflammatoire
  • Artichaut : contient de la cynarine qui favorise la sécrétion de la bile et son évacuation vers l’intestin. Il est aussi un bon diurétique, grâce à sa teneur élevée en potassium et en inuline. Mais, attention l’inuline est un glucide pas très facile à digérer et il peut provoquer des gaz et des ballonnements
  • Asperge : diurétique et riche en fibre
  • Avocat : contient du glutathion, protéine bonne pour le foie et super antioxydant, qui favorise l’élimination des toxines
  • Betterave : contient de la méthionine, qui aide le corps à traiter les déchets, et de la bétanine qui aide le foie à métaboliser les acides gras
  • Brocoli : l’un des rois de la détox ! Diurétique, super  taux de vitamine C
  • Carotte : riche en potassium elle favorise le drainage rénal. Elle contient aussi du glutathion bon pour le foie.
  • Cerises : diurétique, stimule les intestins
  • Citron : le roi de la détox, il est plein de vitamine C et de potassium, et favorise l’élimination
  • Cresson : contient de la chlorophylle qui augmente la production de globules rouges et d’enzymes détoxifiantes
  • Choux : contiennent de la vitamine C, des fibres et du chrome qui aide à gérer le taux de sucre. Pour faciliter leur digestion, les cuire 5 minutes dans une eau, égoutter et finir la cuisson dans une nouvelle eau
  • Curcuma : anti-inflammatoire et antioxydant
  • Grenade : une des reines de la détox, antioxydante et anti-inflammatoire
  • Noix : apporte du glutathion et des omega 3 qui aident le foie
  • Oignon : riche en fibre il régule les intestins, ses minéraux favorisent le travail des reins
  • Pamplemousse : riche en vitamine C et en antioxydants
  • Persil : plein de vitamine C et renforce le travail des reins
  • Pomme : contient de la pectine, fibre qui permet d’éliminer des toxines et gonfle dans l’estomac apportant un sentiment de satiété. Ses fibres, en particulier dans la peau, accélère le transit.
  • Poireau : riche en fibre et en eau il stimule les intestins.
  • Pruneaux : contient de l’acide tartrique qui est un laxatif et des antioxydants qui en plus de détoxyfier, augmentent les contractions de l’intestin ce qui permet de mieux éliminer.
  • Radis noir : contient des vitamines C et B9, du potassium, du calcium et des glucosinolates, qui favorisent le drainage du foie et de la vésicule biliaire, il favorise aussi les contractions de l’intestin pour lutter contre la constipation.
  • Graines de sésame : stimulent le foie et les reins et provoquent ainsi une accélération de l’élimination des toxines. Mélangées aux graines de lin (fibres et oméga 3), elles constituent un mélange détonant pour la santé
  • Tofu : pour remplacer la viande, il améliore la digestion et aide à rejeter les toxines

 

Quelques idées de recettes détox partagées à la radio avec Jeanne Glemot dans sa chouette émission Rebonds sur RCF en Berry

Donc pas besoin d’acheter des potions magiques, il suffit de choisir de bons produits pour aider son organisme. Et puis c’est le moment de dormir plus et de faire de grandes marches pour récupérer et s’oxygéner un maximum !

delphine

Delphine