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et le quotidien devient un jeu

4 idées pour le dîner : qui dort dîne

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Toutes les informations sur le programme de la journée du sommeil par département ICI

 

Quand j’étais petite et que j’avais du mal à m’endormir on me faisait un bol de lait chaud avec du miel. Ça marchait plus ou moins bien, je crois que le câlin qui l’accompagnait faisait plus d’effet.
Mais y a-t-il des aliments qui nous aident à mieux dormir ?

Après quelques recherches, on peut dire que oui. De manière simple il faut limiter les protéines qui stimulent le cerveau et éviter le gras qui est plus difficile à digérer ce qui ralentit la digestion et augmente la température corporelle.
En allant un peu plus loin on découvre que c’est le tryptophane notre meilleur allié. Tryptophane, késaco ? C’est un acide aminé qui va se transformer en sérotonine, hormone qui favorise le sommeil et aide à lutter contre le stress et l’anxiété. La sérotonine va à son tour être transformée en mélatonine, hormone du rythme veille-sommeil, et qui renforce le système immunitaire (elle aide contre l’hyper-tension et le diabète).
Whaou, vive le tryptophane !!! Vite dans quoi j’en trouve que je m’en gave !
Oui, mais ce n’est pas si simple. Il faut que celui-ci arrive au cerveau et pour ça il faut l’aider. Comment ? Avec des glucides pour sécréter de l’insuline qui est son alliée. Et là ça se complique car il faudrait trouver la juste dose, attention à privilégier des glucides à index glycémique bas car sinon il y a trop d’insuline ce qui va perturber le sommeil et faciliter le stockage des graisses.
En plus du tryptophane, il y a le magnésium, le zinc, les vitamines B3, B6, B9 et les oméga 3 qu’il ne faut pas négliger pour un bon sommeil réparateur.

Donc je mange quoi le soir ? Et bien il faut privilégier les aliments avec des protéines et le moins de graisses, les produits laitiers, les céréales, les légumineuses, les légumes verts et les fruits. Exit, les fritures , la viande rouge et les desserts riches en sucre par exemple.
Alors je vous propose ces recettes pour les repas du soir :

 

 

 

 

 

Des petits cakes légumes et quinoa avec une belle salade verte, un gratin de patates douces et poisson, une salade de pommes de terre et kale avec des crevettes à l’ail et au basilic, un one pot riz poulet et légumes et un banana bread
Vous pouvez parsemer vos plats avec des graines de tournesol ou de potiron qui sont riches en tryptophane. Privilégier les fromages de brebis et de chèvre, un peu de mozzarella ou de gruyère. Le soja est aussi un aliment qui en contient beaucoup.

Pour utiliser le planning et ajuster le nombre de mangeurs, cliquez  ICI

 

Pour aller plus loin

Petit bémol j’ai aussi lu que la tryptophane doit être absorbée entre 6 et 8h avant l’endormissement pour que la digestion soit complète et que c’est entre 16h30 et 17h30 que la synthèse de la sérotonine se fait le mieux. Ce qui est un bonne nouvelle car c’est l’heure du goûter ! Donc on peut en déduire que c’est au goûter qu’il faut préparer sa nuit. Pas question pour autant de se jeter sur des barres chocolatées ou des viennoiseries mais plutôt sur un bon pain complet, des bananes et des fruits secs comme les noix de cajou et les amandes.
Cet acide aminé est utile aussi pour la migraine, la dépression, les symptômes prémenstruels et de la ménopause, les troubles de l’apprentissage (TDAH)
Mais attention à ne pas en prendre trop (en compléments alimentaires par exemple) sans avis médical, car à forte dose elle a des effets négatifs.
Attention aussi aux cuissons trop longues ou trop fortes qui l’abîment.

Petit rappel pour bien dormir :

  • Éviter les excitants (café, thé, sodas caféinés) et la vitamine C à partir de 17h,
  • et le sport le soir qui libérera des hormones de l’éveil
  • L’alcool diminue la qualité du sommeil, et la nicotine peut provoquer des réveils pendant la nuit
  • Dîner au moins 1h30 avant l’heure souhaitée d’endormissement
  • Préparer une chambre pas trop chauffée en gardant les pieds et les mains bien au chaud, et dormir nu·e pour faciliter la régulation de la température corporelle
  • Éviter les écrans en particulier ceux près de vos yeux. Et oui il vaut mieux notre vieille télé que les tablettes et autres smartphones. Car en plus de leur lumière, ils nous incitent à rester éveillé·e avec leurs notifications permanentes
  • Si on a des difficultés d’endormissement, une autre astuce est de séparer le lieu où l’on dort, des lieux d’éveils. Donc on choisit un bon fauteuil pour lire et on va au lit quand les paupières deviennent lourdes. Rien de pire que de tourner dans son lit, le seul résultat est de s’énerver encore plus.

Si certains pensent que la fatigue se gère et que le sommeil ce n’est pas si important, un petit point sur les effets du manque de sommeil :

  • cela accroît l’appétit car ça augmente la production de ghréline qui stimule l’appétit et réduit nos dépenses physiques, et réduit la production de leptine qui elle nous donne la sensation de satiété et augmente nos dépenses énergétiques
  • on a plus envie d’aliments gras et sucrés
  • dans les modèles expérimentaux animaux et humains, conduits chez des jeunes en bonne santé, une  privation modérée de sommeil (5 h de sommeil au lieu de 7) de 5 jours, conduit à un état pré-diabétique (apparition d’une insulinorésistance)
  • à calories égales, la nourriture prise pendant la nuit (au moment où devrait se situer l’épisode de sommeil) conduit à un stockage plus important (donc prise de poids plus importante)

Le sommeil par âges :

De 2 à 4 ans, le jeune enfant a besoin en moyenne de 13 heures. Réparti en 2, la sieste d’environ 2 heures et la nuit d’environ 11 heures.
De 6 à 12 ans, l’enfant a besoin de 10 à 12 heures.
De 13 à 18 ans, l’adolescent·e a besoin de 9 à 12 heures (et oui ! même l’adolescent a besoin de beaucoup de sommeil…).
L’adulte a besoin d’en moyenne de 8 heures de sommeil. Il y a les petits dormeurs 6 heures de sommeil et les gros 10h. Mais attention : pas de norme absolue, chacun a un profil qui lui est propre, entre petit (moins de 6h), moyen et gros dormeur (plus de 10h), et ceux qui sont du matin, du soir ou au milieu. La seule chose vraiment importante est de préserver son rythme.

 

Merci infiniment à la professeure Marie-Pia d’Ortho du Service de Physiologie – Explorations Fonctionnelles de l’Hôpital de Bichat

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